Le Trésor de l’Être

L’être incarné sent au fond lui un trésor caché.

D’abord il recherche à obtenir le plaisir qu’il croit trouver, et vogue de réussites en échecs dans le cycle infernal d’une quête sans fin.

Il perçoit le monde comme dissonant, et ce mensonge lui est renvoyé par ses frères humains, sans comprendre qu’il ne fait que projeter ses propres souffrances à travers l’autre.

Puis vient un événement  lui faisant prendre conscience que cela ne va absolument plus, alors il recherche en lui, et comprend petit à petit qu’il est le magicien créateur de sa propre réalité à travers ce qu’il vibre.

Il comprend également que toute sa réalité n’a jamais été séparée de lui-même et que toute son existence n’est qu’un jeu de reflets constamment rejoué dans l’instant présent.

Il comprend la purification de ses parts d’ombres dans une bataille émotionnelle surpuissante, puis dissout petit à petit ce qu’il ressent comme séparé de son expérience.

Dans l’humilité, il commence à réintégrer la simplicité de son cœur en levant les voiles de ses propres illusions dont il était le pur créateur.

Il prend conscience de la souffrance qu’il s’auto-génère depuis le début, avant de basculer dans la réintégration du plan illimité et infini de son impersonnalité.

La matière fusionne et devient lumière dans un processus donnant lieu à différents événements explosifs dignes d’une supernova.

La transmutation permet de passer les différents portails de conscience afin de se libérer définitivement d’un espace temps densifié, névrosé, sclérosé, comprimé et limité par l’espace temps.

Le processus se fait automatiquement, dès lors que l’expérimentateur accepte de jouer le jeu (difficile) de son intériorité, de vivre la vie pleinement telle qu’elle est.

Alain Leprévost